Pour ce deuxième jour à Ipoh, visite des alentours de la ville.
On s'est rendus à une 30aine de bornes de là pour visiter le château de Kellie. Une grande demeure qui n'a jamais été achevée. C'est surprenant de trouver ce genre d'architecture ici !
Kellie qui était venu s'enrichir en Malaisie grâce au caoutchouc décida un jour de faire construire une maison pour son fils, mais il a trouvé la mort avant la fin des travaux, en 1926, et n'a jamais pu offrir son présent, laissé dès lors à l'abandon. L'endroit est aujourd'hui habité par toutes sortes d'oiseau et par... des fantômes, paraît-il. Le tout en coloc avec deux chauves-souris, minimum.
Non loin du château se trouve un petit temple hindou, très mignon, que Kellie aurait fait construire pour éloigner les mauvais esprits qui venaient assassiner ses ouvriers (c'était en fait la grippe espagnole). Décidément, quelle poisse avec ce château.
Ne ratez pas ce temple qui a une originalité bien particulière : une statuette de Kellie lui-même, comme s'il était une autre des divinités qui l'entourent.
Au passage on s'est faits bénir, hindouiquement parlant, et nous voilà, point rouge au front, partis pour rejoindre un autre série temples, chinois cette fois.
Allez, demi-tour, et arrêt juste avant l'entrée de la ville pour découvrir trois temples chinois bouddhiques, dont le plus grand temple-grotte de Malaisie.
Première surprise : la décoration omniprésente de l'entrée du temple Ling Sen Tong. Des statues -des lions, des chevaux, des taureaux...- avec une pointe de naïf, disposées un peu partout dans la cour. On dirait un terrain de jeux pour enfants avec des animaux géants en sucre. Du moins, c'est cette image qui est restée gravée dans ma tête.
Puis on s'est lancés, sans trop savoir comment, dans l'ascension vers le sommet du temple Nam Tin Tong. Toute la montée (des escaliers, assez escarpés parfois) était d'une sobriété palpable. S'il n'y avait pas eu qu'un seul chemin, on se serait demandés si on ne s'était pas trompés. Et une fois en haut, je ne cache pas ma déception : il n'y avait rien. Même pas une jolie vue. Juste la grotte, et sur un côté un grillage pour ne pas tomber. Rien. Après l'effort et la transpi, on aurait aimé, je sais pas moi, un petit bouddha, même tout petit.
Du haut du temple et de notre désenchantement, on est redescendus, à bout de forces, pour aller s'alimenter un peu. On crapahutait depuis 10 heures du mat' en plein cagnard. Il était 15h, au moins. Il faisait faim et soif, normal.
Après cette pause, on a réussi à se décider pour aller voir l'autre temple, Sam Poh Tong, juste à côté (on n'en pouvait plus !). Ce temple-là à un très joli jardin, avec une pagode faisant semblant de flotter sur un petit étang. Et à l'intérieur du sanctuaire, une cour renfermant un bassin avec des tortues que les gens viennent nourrir en espérant que ça leur portera chance. Superstition ou religion mises à part, ces tortues étaient dans un bien sale état et faisaient peine à voir, certaines la carapace grandement trouée. J'ai trouvé bien plus impressionnant le magnifique temple (abandonné ?) qui se trouve sur la gauche, que le triste spectacle qu'offrent ces pauvres bêtes.
En soirée, petit repas dans le centre-ville calme de Ipoh, on profite encore un peu de la tranquillité avant de quitter les lieux. Demain, direction les Cameron Highlands, c'est décidé.