Aujourd'hui on revoit le bleu du ciel.
Ça
faisait plusieurs jours que la Malaisie (notamment le sud et Singap')
était touchée par une très forte pollution de l'air, imposant un paysage
quasi-apocalyptique.
Le
haze, ce phénomène atmosphérique qui semble se produire annuellement,
est dû à des pratiques de défrichage de plantations de palmiers et de déforestation en
Indonésie. Sauf que l'illégale technique est bien radicale :
on défriche en provocant des incendies ! Et c'est la fumée de ces feux
venant de Sumatra, pourtant à plusieurs centaines de kilomètres, qui a
asphyxié Singapour et la Malaisie la semaine dernière. Des tours jumelles ou de la Marina Bay, on ne distinguait plus rien.
Nous,
sur notre île de paradis, on ne s'en est pas trop rendu compte. On
trouvait l'air "chargé" et on devinait à peine l'île d'en face,
Besar, ou le littoral en rentrant au port de Kuala Besut. Mais on respirait sans effort particulier.
Et pendant
ce temps à Bangi (je rappelle que c'est à environ 30 bornes de KL), élèves du primaire et du secondaire privés d'école et distribution de masques
au bureau. État d'urgence activé dans plusieurs villes. Les risques sanitaires liés au haze ne sont pas à prendre à la légère.
...
Mais surtout n'oublions pas ces hectares de verdure devenant cendres, et la
faune qui l'accompagne, tout ça au nom de l'huile de palme, encore une
fois.
Aujourd'hui ma tartine de Nutella me laisse un goût amer...
Mais y paraît que tout brûler, c'est plus rentable. Alors !