dimanche 28 octobre 2012

trois jours à melaka

Profitant d'un long week-end (vendredi férié pour l'Aïd Al-Adha, juste après mon jour off), on a décidé de partir découvrir un autre coin de la Malaisie : Melaka.

Melaka est la plus ancienne ville du pays, c'est un endroit riche en histoire : grâce à sa situation stratégique elle a reçu des influences très variées, notamment portugaises, hollandaises, mais aussi arabes, chinoises, etc. Un méga-mélange de cultures qu'on ressent encore aujourd'hui en se promenant dans ses agréables rues. Architectures, cuisines, odeurs...

On est partis mercredi en fin de matinée, retour samedi après-midi (pour éviter les bouchons du dimanche). Trois jours complets sur place, que de bons moments (ou presque), des rencontres super sympas. En somme, des mini-vacances.

Une des attractions touristiques qui surprend le plus en arrivant, ce sont les trishaws, sorte de pousse-pousse biplace tiré par un vélo (du coup, ça ressemble à un gros tricycle). Le tout, couvert d'un parapluie (pour le soleil) et d'une quantité hallucinante de guirlandes -lumineuses ou de Noël-, de fleurs et autres accessoires décoratifs. Musique à fond : ce week-end ça roulait en mode gangnam style, ils en sont plus que friands ici. Et pour les plus modernes : multiprises (faut bien brancher les amplis quelque part) et jantes (papier d') alu dorées, pour pas dépareiller avec le reste du véhicule, voyons ! Bref, des petites merveilles sur roues.
On a pas testé, mais ça a l'air vraiment sympa : balade pour découvrir la ville, avec pause à côté de chaque zone intéressante, explications inclues. 

Nous, on a préféré tout faire à pied, à notre rythme. On a visité tout le centre historique et le quartier chinois, à plusieurs reprises même. Ce sont des endroits très colorés : du rouge bauxite vers Stadthuys, explosion de décos dans Chinatown, façades peintes et lumières scintillantes le long de la rivière (génial pour se promener le soir).

On a aussi visité le musée du Sultanat avec ses très belles structures en bois, j'ai courru après des varans pour les prendre en photo, papoté avec des peintres russes qui participaient à un concours de peinture rapide, on a baladé dans Jonker Street un soir de marché, on a fait du GC, dont un génialissime qui nous a fait faire une réelle chasse au trésor, nous conduisant à une librairie d'un autre monde... On a rencontré des jeunes qui sont en train de monter un café (futur Mela'kafe), on est même invités pour l'inauguration ; et on est surtout tombés sur des gens à la gentillesse sans limite : les propriétaires du petit hôtel qu'on avait réservé pour notre séjour. Ils nous ont invités à partager le repas du vendredi soir avec eux, en famille, puis le petit-déjeuner le lendemain matin, on a beaucoup parlé aussi...
Trois jours de rencontres vraiment marquantes.

Mela-coucou

En réalité, on n'a eu qu'une seule mésaventure, avec une vendeuse de fruits.
Un jour en se baladant après manger, on est passés à côté de son stand. Quand on s'est approchés elle nous a demandé si on voulait goûter au durian, LE fruit symbole de la Malaisie. J'ai commencé à dire pourquoi pas, je lui ai demandé comment ça s'ouvrait -c'est un fruit à la peau très épaisse et épineuse-, elle a bafouillé un prix (alors qu'elle nous proposait de goûter au début), s'est armée de sa machette, et, une fois le fruit coupé elle nous demande de lui payer 12 ringgits. Pardon ?! Moi j'avais compris 3 déjà, et puis on lui avait pas dit qu'on voulait le fruit en entier, etc (etc, etc). Mais, elle a commencé à monter sur ses grands chevaux et pour pas faire de scandale en pleine rue on a fini par payer, tant pis.
Du coup, on est partis plus loin pour trouver un coin d'ombre et goûter le fruit en question, qui sentait déjà pas très bon. Comme j'avais lu sur d'autres blogs qu'il fallait passer outre l'odeur plutôt nauséabonde pour se délecter de sa tendre chair, le nez bouché j'en ai croqué un morceau. Aaaark ! J'ai trouvé sa saveur très similaire à son odeur. Je ne conseille donc pas ce fruit en dessert, c'est sûr. Mais, c'est tellement typique, que c'est difficile de ne pas le tester quand-même, non ? Juste une précision : ne croyez pas ce que disent les bouquins, les malaisiens n'en raffolent pas. Certains en mangent certes, mais beaucoup d'autres n'aiment pas non plus ! (Dixit mes étudiants, source sûre quoi.)