lundi 24 juin 2013

road trip, perhentian magique

L'aprèm de notre arrivée on s'est un peu baignés, mais c'était plutôt compliqué. La plage de D'Lagoon est jonchée de coraux morts. Ça pique les pieds et ça aide pas à garder l'équilibre !
On s'est quand-même mis à l'eau pour tester la température : par-faite ! Mais je dois avouer que j'ai commencé à paniquer un peu. On n'avait pas encore loué les masques et les tubas, donc impossible de se faire une idée nette de ce qu'il y a au sol, et on voyait depuis la surface qu'un peu partout gisaient, comme de très grosses limaces endormies, des concombres de mer géants (qu'on appelle aussi, selon la légendaire finesse marseillaise, des "viers de mer").

Bref, pas comme un poisson dans l'eau du tout. Unai était à l'aise, il avait déjà fait de la plongée en plus.
Mais hier j'ai décidé de prendre ma revanche. On a loué l'équipement pour le snorkeling (10 ringgits pour toute la journée, jusqu'à 19h, super !), et on est allés sur une autre plage, Turtle beach. Et là, woaw ! Des poissons partout, alors que l'eau nous arrive à peine au dessus des chevilles.
On a nagé jusqu'à ce que nos estomacs crient famine.

Je ne saurais pas dire le nom de tous les poissons qu'on a pu voir, mais entre autres, il y avait... des poissons-clown (cousins du célèbre Némo), qui semblaient montés sur des ressorts qui les faisaient sautiller entre les anémones dansantes ; des poissons-perroquet ; des poissons-papillon (mais en noir et blanc) ; des coquillages géants, des tas de coraux différents, des gobies qui ressemblaient à des cailloux, et, et, la star de toutes les stars : un requin de récif !!

Après avoir mangé, on a glandouillé à table en jouant un peu aux cartes, puis on a remis masques et tubas pour aller snorkeler sur notre plage.
Magnifique aussi, mais à nouveau je n'étais pas trop rassurée. La profondeur peut-être, ou le fait de pas trop pouvoir poser mes pieds au sol à cause de ces satanées limaces. La marée avait trop baissé pour pouvoir être à l'aise près du bord, où en plus des poissons n'arrêtaient pas de nous mordiller, à peine avait-on un orteil faisant mine de s'appuyer par terre.
On a donc fini par sortir, et assis les fesses sur des bouts de corail d'un blanc impeccable, on contemplait la silhouette de l'île d'en face, qui s'effaçait derrière le haze.

Douche fraîche pour s'enlever tout le sel accumulé pendant la journée et direction les hamacs en filet de pêche pour un moment de lecture, paisible. J'ai lu presque d'un trait Tuer le père, d'Amélie Nothomb, à un chapitre près, à cause du manque de lumière. Quoi, il fait déjà nuit ?
On va donc se mettre à table et au moment où on s'apprête à commander, un des types qui bosse la-bas vient annoncer que des bébés tortues vont naître !

Mouvement de foule, nous voilà tous regroupés autour d'un grillage qui servait à protéger le nid. Et là, soudain, plop, une petite tortue sort du sable, plop, une autre apparaît, plop, la troisième pointe son nez, pause, et, plop, plop, plop, plop, plop... Des mini tortues qui sortaient du sable comme une explosion de pop-corn.
Au final, je pense qu'il devait y en avoir une trentaine. Elle ont toutes été ramassées pour etre mises dans un seau puis à l'abri pendant une semaine. On nous explique que si on les laisse aller à l'eau dès la naissance les requins et les aigles marins vont s'en faire un festin. Moi, j'en ai pris au moins cinq, de leur nid vers le seau.

Chacun est retourné à sa chaise et à ce qu'il faisait l'instant d'avant. Moi j'ai tardé un peu à retrouver mon chemin parce que j'ai commencé à papoter avec une française qui était en voyage en Malaisie avec son mari et ses deux enfants, à échanger sur la vie ici, les rencontres, la nature...

On a soupé en reparlant plusieurs fois des tortues et du requin. La journée a vraiment été magique.

samedi 22 juin 2013

road trip, pulau perhentian

Encore une sacré découverte !
Les Perhentian c'est un petit paradis : de l'eau cristalline, des tonnes de poissons colorés, de la farniente sous les cocotiers (attention la tête !)... En un mot : vacances.

Pour s'y rendre depuis les Cameron Highlands, on est passé par une petite ville appelée Gua Musang, où on s'est arrêtés pour faire trois courses et prendre un petit dej'. Je dois vous dire que j'ai réinventé la crêpe ! On a commandé deux roti. Normalement, c'est servi avec un curry, mais là je le demande "gula" (= sucre). Le serveur choqué, tout en riant, répétait "gula", "gula"... !
Mais bon, il était même pas 10h, impossible pour moi de manger salé, fallait trouver une solution !

Seconde partie du trajet. La route est toujours aussi jolie, mais on commence à voir un peu plus de plantations de palmiers. Il y a beaucoup de très jolies mosquées aussi.

Une fois à Kuala Besut, on n'a pas tardé à être sur le bateau. On a acheté les billets du ferry au parking où allait rester la voiture et on s'est fait accompagner jusqu'à la jetée par un des garçons qui travaillait là. Cinq minutes d'attente et on montait dans le bateau. C'est une fois dans le bateau qu'on a dû patienter... Si comme moi vous ne supportez pas que ça tangue et que vous risquez de vomir avant même de démarrer, demandez au conducteur d'embarquer au moment du départ. Sinon vous n'allez pas apprécier la traversée, je parle en connaissance de cause. :)

Au moment de lever l'ancre, le conducteur demande à tous les passager à quelle plage ils se rendent. Pour nous ça sera "D'Lagoon", sur Perhentian Kecil, la petite île. Une fois sur notre plage, une petite barque de l'hôtel vient nous chercher, puis avant de nous donner les clés, on nous sert un jus goût orange (chimique !) de bienvenue.

Bienvenue, donc.

vendredi 21 juin 2013

road trip, cameron highlands

J'ai voulu qu'on visite les Cameron Highlands pour deux raisons. Premièrement, on en parle dans tous les guides/pages web touristiques, etc. sur la Malaisie, comme d'un passage obligé lors d'un voyage ici. Deuxièmement, certaines infos que j'avais trouvées sur des blogs de voyageurs m'avaient découragée avant l'heure. Je voulais donc en avoir le coeur net.
Et, sans faire durer le suspens plus longtemps, je peux dire que ce fut une agréable surprise !

On est arrivés hier en fin d'aprèm, ce qui ne nous laissait pas le temps de faire grand chose. On s'est donc contentés de se balader dans Tanah Rata, où on loge, et de sympathiser avec le type du point d'infos touristiques.

C'est vrai qu'en arrivant, par la route de Brintchang, alors qu'on était encore en voiture on commençait à regretter d'être venus. Des serres, des serres et des serres à perte de vue, juste avant de se faire engloutir par la circulation chaotique de la petite ville.

Mais une fois près de Tanah Rata tout à commencé à devenir plus calme. Il y avait du monde, mais ce n'était pas l'effusion qu'on avait un peu plus haut. Il faut dire aussi qu'on stressait un peu avec la route et les virages, à l'idée que deux jours plus tard on devrait les remonter, et que peut-être le bolide n'y arriverait pas (finalement, aucun problème !).

Voyant que les environs de Brinchang ne nous tenteraient pas du tout, on a donc décidé de zapper les visites qui se trouveraient par là-bas. Ce qui élimine une sacré quantité de choses. Mais on s'est dit que Cameron Highlands = plantations de thé, et que peu importe si on ne voit pas la plus importante (qui est sûrement la plus touristique aussi, et donc surpeuplée, qui plus est en cette période de l'année). Et comme on ne tenait pas non plus à faire de circuits organisés pour se retrouver dans une foule de touristes hurlants, on a choisi quelques endroits à voir, mais à notre rythme et à notre façon. On avait la voiture, mais c'est aussi faisable en taxi pour pas très cher (puisqu'on est restés près du QG).

Résultat :
1. Le réveil à sonné tôt pour aller voir la plantation Bharat.
2. Visite du MARDI, un centre de recherche agronomique où on trouve un échantillon de tout ce qu'on peut voir aux Cameron Highlands : culture des fraises, fleurs, mini-plantation de thé, pommes, tomates... Le tout dans un cadre agréable, attirant principalement du tourisme local. En tout cas ce jour-là, on était les seuls étrangers. (Et comme d'hab dans ces circonstances, on s'est fait prendre en photo !)
3.  Deux petites "randos" (vraiment petites), pour aller voir des cascades.

Bref ! Une journée bien remplie, et que de l'essentiel. On repart donc avec de beaux souvenirs et une belle impression.

Maintenant il est l'heure de se coucher, les vallées de théiers dans la tête, en espérant qu'elles verdoieront dans nos rêves ! Et oui, la nuit va être courte, demain matin on démarre au lever du jour pour arriver à temps à Kuala Besut, le village où se trouve l'embarcadère pour les Perhentian. On n'a pas de réservation, on verra en chemin comment on s'organise.

PS : les fraises étaient délicieuses !!

mercredi 19 juin 2013

road trip, ipoh 2

Pour ce deuxième jour à Ipoh, visite des alentours de la ville.

On s'est rendus à une 30aine de bornes de là pour visiter le château de Kellie. Une grande demeure qui n'a jamais été achevée. C'est surprenant de trouver ce genre d'architecture ici !
Kellie qui était venu s'enrichir en Malaisie grâce au caoutchouc décida un jour de faire construire une maison pour son fils, mais il a trouvé la mort avant la fin des travaux, en 1926, et n'a jamais pu offrir son présent, laissé dès lors à l'abandon. L'endroit est aujourd'hui habité par toutes sortes d'oiseau et par... des fantômes, paraît-il. Le tout en coloc avec deux chauves-souris, minimum.

Non loin du château se trouve un petit temple hindou, très mignon, que Kellie aurait fait construire pour éloigner les mauvais esprits qui venaient assassiner ses ouvriers (c'était en fait la grippe espagnole). Décidément, quelle poisse avec ce château.
Ne ratez pas ce temple qui a une originalité bien particulière : une statuette de Kellie lui-même, comme s'il était une autre des divinités qui l'entourent.
Au passage on s'est faits bénir, hindouiquement parlant, et nous voilà, point rouge au front, partis pour rejoindre un autre série temples, chinois cette fois.

Allez, demi-tour, et arrêt juste avant l'entrée de la ville pour découvrir trois temples chinois bouddhiques, dont le plus grand temple-grotte de Malaisie.

Première surprise : la décoration omniprésente de l'entrée du temple Ling Sen Tong. Des statues -des lions, des chevaux, des taureaux...- avec une pointe de naïf, disposées un peu partout dans la cour. On dirait un terrain de jeux pour enfants avec des animaux géants en sucre. Du moins, c'est cette image qui est restée gravée dans ma tête.

Puis on s'est lancés, sans trop savoir comment, dans l'ascension vers le sommet du temple Nam Tin Tong. Toute la montée (des escaliers, assez escarpés parfois) était d'une sobriété palpable. S'il n'y avait pas eu qu'un seul chemin, on se serait demandés si on ne s'était pas trompés. Et une fois en haut, je ne cache pas ma déception : il n'y avait rien. Même pas une jolie vue. Juste la grotte, et sur un côté un grillage pour ne pas tomber. Rien. Après l'effort et la transpi, on aurait aimé, je sais pas moi, un petit bouddha, même tout petit.

Du haut du temple et de notre désenchantement, on est redescendus, à bout de forces, pour aller s'alimenter un peu. On crapahutait depuis 10 heures du mat' en plein cagnard. Il était 15h, au moins. Il faisait faim et soif, normal.

Après cette pause, on a réussi à se décider pour aller voir l'autre temple, Sam Poh Tong, juste à côté (on n'en pouvait plus !). Ce temple-là à un très joli jardin, avec une pagode faisant semblant de flotter sur un petit étang. Et à l'intérieur du sanctuaire, une cour renfermant un bassin avec des tortues que les gens viennent nourrir en espérant que ça leur portera chance. Superstition ou religion mises à part, ces tortues étaient dans un bien sale état et faisaient peine à voir, certaines la carapace grandement trouée. J'ai trouvé bien plus impressionnant le magnifique temple (abandonné ?) qui se trouve sur la gauche, que le triste spectacle qu'offrent ces pauvres bêtes.

En soirée, petit repas dans le centre-ville calme de Ipoh, on profite encore un peu de la tranquillité avant de quitter les lieux. Demain, direction les Cameron Highlands, c'est décidé.

mardi 18 juin 2013

road trip, ipoh


Premières vraies vacances en vue ! Et si on faisait un petit circuit en Malaisie ?

Ce matin, on a chargé la voiture au moment du premier appel à la prière. Départ peu après, sûrement vers 6h donc. Un peu de jus pour la voiture, et en avant !

Pas mal de circulation, comme d'hab, au niveau de KL, mais une fois passée la capitale aucun souci jusqu'à Ipoh, notre première étape. Deux nuits de prévues (c'est à peu près la seule chose qu'on avait organisée/décidée d'ailleurs).

On est arrivés à l'hôtel super tôt (vers 10h au lieu de 14h pour le check in normal), mais on nous a quand-même donné la clé. Ça tombe bien, avec une nuit si courte, une siestounette était la bienvenue.

Après ce bref repos on s'est levés pour aller manger. Pour une fois on a suivi une recommandation du LP. J'avais repéré deux endroits dans le guide. Le premier ne nous a pas tentés du tout, mais le second on s'est dit "pourquoi pas" ! Le resto payait pas de mine, comme beaucoup de restos chinois en Malaisie. On a demandé leur spécialité, le ayam tauge (un plat avec du poulet) et c'est effectivement très bon !
À la fin du repas par contre j'ai eu envie de faire pipi mais j'ai préféré me retenir pour pas risquer d'être écoeurée par les toilettes (et de ce que je venais de savourer). ;)

Une fois rassasiés, balade digestive en direction de office de tourisme. La promenade est agréable, il y a des trottoirs ! Mais une fois arrivés à destination on s'est retrouvés devant un panneau "fermé pour travaux jusqu'au 19". Pas grave, on venait déjà avec plein d'infos et d'idées de choses à faire. On aurait juste voulu un plan papier de la ville ou des alentours.

On décide donc d'aller se mettre à la fraîche à l'hôtel (qui est plutôt sympa, au fait) en attendant que le soleil se cache un peu pour repartir de plus belle.

À la fin de cette seconde et longue balade, on s'est retrouvés dans un petit foodcourt, de qualité très moyenne, mais le cadre, style fête foraine abandonnée, était plutôt sympa et les gens aussi ! Comme ailleurs en Malaisie, il y avait des chats partout.