mardi 14 avril 2015

velikden

Vendredi aprèm, finie l’école, vite, vite, direction la gare routière et hop dans un bus pour Plovdiv, histoire de tâter le terrain pour l’arrivée de père et mère. Oups, l’appareil photos n’est pas dans le sac-à-dos, mais tant pis, on se rattrapera dans deux/trois semaines !

Plovdiv est une ville avec beaucoup de charme, d’ailleurs considérée comme une des plus jolies du pays, et possède une richesse historique incroyable, au cœur de l’histoire bulgare !

Ce qui nous a frappés, outre la  chaleur (il neigeait encore à Sofia il y a quelques jours), c’est l’animation. Plovdiv est une ville très vivante, pas seulement pour ses nombreuses boutiques ou restos, mais pour l’ambiance dans ses rues, notamment dans l’artère principale, au niveau de la mairie : carrousel, statues humaines, orchestre… Très très agréable pour un week-end tourisme.
Si vous venez à Plovdiv, ne manquez surtout pas la partie ancienne, c’est là que la ville garde tous ses trésors.

Le lendemain aprèm, on repartait déjà pour ne pas rater les processions pascales à Sofia qui ont lieu après la messe du samedi soir de la Pâque, ou « Velikden ».
Ici, en Bulgarie, les gens sont majoritairement orthodoxes, donc même si c’est toujours la résurrection de "jicé" qui est fêtée, les traditions changent un peu.
Traditionnellement, donc (si j’ai tout suivi, hein), les Bulgares cuisent des œufs qu’ils vont ensuite colorer, ils amèneront ces œufs à la messe du samedi soir pour qu’ils soient bénis et prêts pour la bataille du lendemain. Après la messe, dont une partie s’est déroulée à l’extérieur à l’église Sveta Nedelya où on était, les fidèles tiennent une longue bougie allumée et font trois fois le tour de l’église. À l’école des enfants m’ont dit qu’ils avaient fait les tours avant parce que sinon ça fait trop tard (la messe commence à 23h30).

Le dimanche, chaque membre de la famille prend un œuf et le frappe contre l’œuf de quelqu’un d’autre. L’œuf qui ne se brise pas, ou qui est le moins abîmé, sera le gagnant et présage de bonne santé pour la personne qui l’avait choisi jusqu’à l’année suivante.

Ah, j’allais oublier ! Sur la route entre Sofia et Plovdiv, on a vu des dizaines et des dizaines d’oiseaux dont… au moins douze cigognes. On peut enlever nos martenitsa et dire au revoir à Baba Marta ! (En tout cas, j’espère. Ça suffit la neige !)

Chestit Velikden !