Comme vous le savez, la Malaisie est un pays musulman, donc
après le mois de Ramadan, c’est la grosse fête ! Ici l’Aïd s’appelle « Hari
Raya » et au niveau du calendrier ça se traduit par deux jours fériés. Cette
année ça tombait lundi 28 et mardi 29 juillet = méga week-end.
Au départ, on voulait profiter de ces quatre jours pour
aller sur l’île de Tioman, mais tous les ferries étaient déjà complets. Et finalement
tant mieux, j’ose à peine imaginer le monde qu’il devait y avoir sur place. Changement
de cap donc, on décide de retourner à Ipoh.
Ipoh, on connaissait déjà un peu. On y avait passé deux
jours au début de notre road trip l’an dernier, puis on s’y était arrêtés en
revenant de Penang en octobre. C’est vraiment un endroit qu’on aime bien. Et,
il se trouve qu’il y a quelques semaines je suis tombée sur un article disant
qu’Ernest Zacharevic, un artiste qui a réalisé beaucoup de peintures murales a
Penang (pour la Malaisie, mais dans plein d’autres pays aussi) venait de passer
par Ipoh.
Comme l’art de rue c’est mon truc, et que j’aime particulièrement
le style de Zacharevic ça faisait de bonnes raisons de retourner à Ipoh. D’autant
qu’il n’y a pas que Zacharevic à découvrir, mais aussi Eric Lai et ses
étudiants. On n’a pas hésité longtemps : week-end photo/restos.
Ayant déjà un peu visité Ipoh, trois jours sur place c’est
beaucoup de temps à consacrer aux murs. Alors on avait aussi prévu d’aller à
Gopeng, à une vingtaine de kilomètres au sud, pour les mêmes raisons picturales.
Et ça s’est passé comme ça :
Départ samedi matin vers 5h et quart. Embouteillages dès 6h,
alors qu’on avait déjà passé Kuala Lumpur. J’avais jamais vu ça, des bouchons à
6h ! Comme ça a été chargé et/ou bouchonné presque jusqu’à l’arrivée, on a
mis six heures pour atteindre Ipoh, au lieu de trois. Je vous le cache pas, vu
la route on est allés direct à l’hôtel et on s’est reposés un bon moment. Dans
l’aprèm on est partis en quête des premières peintures, qui étaient à quelques
mètres de notre hôtel : les enfants dans l’avion en papier et le vieillard
avec sa tasse traditionnelle. Un peu plus loin, la fillette avec les oiseaux,
puis le colibri, les poches de thé à emporter, la mine, et à nouveau les enfants
et le vieillard, de nuit, après avoir soupé dans le Old Town qui se trouve face
au Padang.
Le lendemain matin, on est allés au marché/brocante de
Memory Lane. Ça vaut le détour ! On y trouve toutes sortes de choses et,
quelque part, ça rappelle un peu les vide-greniers français. Dans Memory Lane
il y a essentiellement des articles d’occasion, et au bout, dans la rue
perpendiculaire, un assez grand marché, de vêtements surtout.
Après cette balade sympa, cap sur Burps and Giggles, un
resto que j’avais repéré sur un blog, avec des burgers et crêpes au canard plus
qu’alléchants ! Et là, waouh ! Dans quelques mètres carrés, il y a
une concentration, gastronomique et artistique, impressionnante. Burps and
Giggles (qui a aussi une jolie collection de peintures murales), Plan b., Bits
& Bobs ; les boutiques Am Zakka Store, Ipoh CRAFTnerds. Et, cerise sur
le gâteau, ce jour-là il y avait une manifestation art et charité avec plusieurs
associations représentées et plein de stands super.
En soirée, nous sommes partis à la recherche des peintures
de la rue Hugh Low pour voir les œuvres d’Eric Lai and Cº. Quelques photos
seulement (faudra y retourner, de jour !), dont une illustration assez
poignante de l’actualité malaisienne.
Lundi, direction Gopeng. Quelques peintures sympas, dernières minutes d’activités du marché avec ses chats qui fouillent pour trouver des restes de bouffe. Ce qui est très sympa, c’est de venir à Gopeng en prenant les petites routes pour passer devant les maisons traditionnelles, en bois, certaines assez colorées. Franchement, on ne sait pas trop quels chemins on a empruntés à l’aller, mais je sais qu’on est passés devant le château de Kellie, visité la première fois. (Une halte sympa pour ceux qui feraient un circuit sur la journée dans le coin.) La route directe, qu’on a prise pour rentrer, est beaucoup moins jolie.
Pour manger, on est revenus sur Ipoh. On avait déjà un resto
en tête, et puis surtout l’envie de goûter les fameuses ice balls de Bits &
Bobs ! Après quoi, le ventre bien rempli, une sieste s’imposait. Malheureusement
(ou heureusement en fait) il s’est mis à pleuvoir au moment où on voulait sortir
pour aller revoir, de jour, les peintures de la rue Hugh Low. Dommage pour les
photos pas prises, mais on était bien contents d’entendre le tonnerre après de
longues semaines, voire mois, de silence. J’en profite pour vous rappeler que
la Malaisie n’est pas encore sortie de sa période de sècheresse, qui dure depuis
janvier.
PS : le samedi soir on a voulu faire des photos
marrantes avec la peinture du vieil homme qui tient une tasse, avec une tasse,
nous aussi. Un conseil : si vous voulez faire pareil, venez équipé. Ou
alors, évitez de demander une tasse au grand dadet qui bosse dans le Old Town. Ça
va pas lui plaire. :)
Album "Ipoh, Gopeng : peintures murales"
Album "Ipoh, puces et restos"
Album "Ipoh, Gopeng : peintures murales"
Album "Ipoh, puces et restos"